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Evolution de la situation ces dernières semaines

mardi 27 mars au soir

Vote de la Communauté de communes Marche-Occitane Val d'Anglin en faveur de l'achat du bâtiment.

jeudi 29 mars

Arrivée d'une pelleteuse sur le site et destruction de deux logements situés au centre du bâtiment (alors que les travaux intérieurs n'étaient pas réalisés dans ces deux lots).

 

semaine du 2 au 6 avril

Poursuite du démontage des intérieurs (aménagements, cloisons, sol et équipements).

le 4 avril 

communiqué de Yves DAUGE

(lire le communiqué mis en ligne page précédente)

 

lundi 9 avril  reprise à la pelleteuse de la démolition

Cette lamentable destruction se poursuit.

PRESSE ces derniers jours...

Article samedi 21 avril

France 3 région Centre- franceinfo:

CENTRE-VAL DE LOIRE - INDRE

Destruction de HLM à Saint-Benoit-du-Sault : “Un gâchis inacceptable”

Dans une lettre adressée à la population, le collectif qui s'est mobilisé pour la préservation des HLM conçus par Paul Chemetov regrette leur destruction et dénonce "l'ignorance et l'entêtement de certains services de l'Etat."

Par Xavier Naizet  Publié le 21/04/2018 à 16:16

La déception est d'autant plus grande pour lui qu'une issue favorable semblait possible. Il y a quelques mois, l'ancien maire de Saint-Benoît-du-Sault, Jean Chatelut, découvrait la menace qui pesait sur une quinzaine de logements HLM construits il y a 32 ans, sous son mandat, par le célèbre architecte Paul Chemetov, auteur de réalisations prestigieuses comme la Grande galerie de l'évolution à Paris, la cour carrée du forum des Halles ou encore la médiathèque de Chartres.
 
Ces appartements atypiques et novateurs, construits à une époque où la population de Saint-Benoît était en croissance constante grâce à l'essor de l'usine Sitram sont depuis quelques années inoccupés pour la plupart car le principal employeur de la ville a sensiblement réduit ses effectifs. Pour leur propriétaire, le bailleur social Scalis, ils constituent un poids mort dont il préfère se séparer en les détruisant, opération validée par les services de l'Etat.

Apprenant le projet de destruction, Jean Chatelut avait réussi à mobiliser un comité de sauvegarde comprenant des élus de la communauté de communes et des architectes rassemblés autour d'un projet alternatif. Les bâtiments auraient pu être réhabilités et accueillir  un centre d'étude de l'architecture régionale ainsi que des ateliers d'artistes.

 

"Un gâchis à deux millions ?"


Le 27 mars, la communauté de communes Marche Occitane Val d'Anglin avait décidé de formuler une offre de rachat des bâtiments et d'assumer le financement de leur réhabilitation. Le coût de la destruction étant estimé à 300 000 euros. Deux jours plus tard, à la grande surprise des élus, des engins de chantier entamaient un travail de démolition qui s'est poursuivi depuis, provoquant des dégâts irréparables sur le bâtiment.

L'association "les Ateliers Grande Ouche" n'aura pas réussi à sauver les lieux mais elle peut encore dénoncer les responsables de ce qu'elle considère comme "un gâchis inacceptable." Dans un communiqué adressé aux habitants de Saint-Benoît, elle estime que cette destruction représente une perte pour la commune de 2 millions d'euros. "Imaginez que dans nos communes, on détruise tous les bâtiments inoccupés!" poursuit-elle.

"Le bâtiment a été victime de l'ignorance, de la faiblesse et de l'entêtement de certains pouvoirs publics... Il faudra bien que la lumière soit faite sur ces diverses responsabilités," conclut-elle.

En opposition totale avec ces positions, la société Scalis, propriétaire d'autres bâtiments à proximité, estime que cette destruction est une chance pour un quartier à l'urbanisme trop dense qui se trouvera de ce fait plus aéré.

Article publié vendredi 30 mars 

la Nouvelle République du Centre ouest

La Grande Ouche : “ Quel gâchis lamentable ”

Publié le 30/03/2018 à 04:55 | Mis à jour le 30/03/2018 à 04:55

La bonne nouvelle était tombée en milieu de semaine, à l’issue du conseil communautaire Marche Occitane-Val d’Anglin : par quatorze voix pour, deux contre et onze abstentions, des conseillers jusqu’alors majoritairement réticents, avaient finalement décidé d’acquérir La Grande Ouche, édifice imaginé au milieu des années 1980 par le célèbre architecte, Paul Chemetov.
Venu se mettre à l’abri des griffes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, celui à qui l’on doit notamment la place Carrée du Forum des Halles et la galerie de l’évolution du Muséum d’histoire naturelle, avait conservé de solides attaches à Saint-Benoît-du-Sault. Au point d’y construire, au milieu des années 1980, un immeuble s’inspirant des formes du prieuré de Saint-Benoît, et trois maisons à étages évoquant les habitations anciennes des environs.


Une démolition à 300.000 euros

L’immeuble en souffrance de locataires, les dirigeants de Scalis annonçaient, en novembre dernier, leur intention de le détruire. L’association Les Ateliers de La Grande Ouche, se créait alors pour tenter d’éviter sa destruction. Le rachat par la communauté de communes semblait acter ce sauvetage. A charge, ensuite, pour les nouveaux propriétaires, d’installer un centre consacré à l’architecture et au patrimoine.
Las. Une énorme pelleteuse s’est mise en action hier après-midi et avait déjà éventré le cœur de l’édifice au moment ou nous écrivions ces lignes. Averti, le président de la Communauté de communes Marche Occitane-Val d’Anglin, Philippe Gourlay, ne pouvait que constater les dégâts. « C’est incompréhensible. La démolition en cours va coûter 300.000 €. Avec une pareille somme, il y avait moyen de faire une jolie réhabilitation. Quel gâchis alors que l’on parle sans cesse d’économies et de recyclage. »
Couac de communication ou volonté délibérée de l’État et de Scalis de faire baisser la vacance à travers un plan de destruction qui toucherait sept cents autres logements dans l’Indre ? Les dirigeants du bailleur social n’ont pu être joints, hier soir. Philippe Gourlay, lui, penche ouvertement pour la seconde hypothèse : « Ils ont fait la sourde oreille. Et ce jeudi, le bâtiment est coupé en deux. C’est fini. Incroyable… »
bruno.mascle@nrco.fr

Article publié samedi 31 mars 

l'écho - la Marseillaise

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